Condition 1 : faire redescendre l'alarme tout de suite.
Un chat en alerte permanente ne peut rien reconstruire tant qu'il est sous tension. Il faut d'abord faire baisser la pression, dans les jours qui suivent, pas dans un mois.
Deux actifs font ça très bien, et ils ne s'annulent pas : la L-théanine, l'acide aminé du thé vert, étudiée chez le chat par Véronique Dramard en 2007. Elle installe un état calme mais éveillé. Le chat se détend sans s'éteindre.
Et la camomille, qui accompagne la descente sans jamais assommer.
Condition 2 : lui rendre un vrai sommeil.
Celle-là, on l'oublie toujours. Pourtant c'est la nuit que le corps évacue le stress accumulé dans la journée.
Un chat anxieux dort beaucoup. Mais il dort mal. Sommeil léger, oreilles qui bougent, réveil au moindre bruit dans le couloir. Il ne descend jamais assez profond pour récupérer.
Alors il se lève déjà fatigué. Et le stress de la veille s'ajoute à celui du jour.
C'est le rôle de la passiflore : rendre au chat un sommeil qui répare.
Condition 3 : reconstruire la sérotonine.
C'est la seule qui répare vraiment. Sans elle, l'alarme n'a aucun moyen de s'éteindre toute seule, et tout ce qu'on obtient est provisoire.
Le L-tryptophane est la matière première à partir de laquelle le cerveau la refabrique. Un chat épuisé n'en a plus assez pour reconstituer son stock.
Sauf que ça prend des semaines. Et pendant ces semaines-là, le chat continue de marquer. C'est là que les propriétaires abandonnent, à quelques jours du moment où ça allait basculer.
Chaque produit que j'avais examiné choisissait une des trois. Jamais les trois.
Condition 4 : que le chat l'avale.
Celle-là, on n'en parle jamais. Elle fait pourtant échouer plus de traitements que les trois autres réunies.
J'ai vu des propriétaires se battre chaque matin avec une gélule. J'en ai vu cacher des poudres dans la pâtée, et retrouver la gamelle intacte. D'autres abandonner un produit simplement parce que le rendez-vous quotidien était devenu un combat.
Un traitement que le chat refuse ne vaut rien. Aussi bien formulé soit-il.
Et pour les 800 € que Catherine avait déjà dépensés :